La mise en œuvre du projet « Space to Lead » se poursuit avec le déroulement des activités de renforcement des capacités. En effet, la Plateforme des organisations de la société civile de lutte contre le VIH, de promotion de la santé et des droits humains au Togo a regroupé, du 02 au 05 juin 2026 à l’hôtel Rock à Atakpamé, 23 acteurs de la société civile pour une formation sur le paquet Santé, Droits sexuels et reproductifs (SDSR).
Selon le contexte du projet, les croyances négatives, les normes sociales discriminatoires et le tabou entourant la sexualité continuent d’exposer les adolescents à de nombreux risques, notamment les grossesses précoces (17 % chez les adolescentes selon l’enquête MICS 2017), les infections sexuellement transmissibles et les violences. Par ailleurs, chaque année, plus de 3 000 cas de grossesses sont enregistrés dans les écoles togolaises, entraînant l’abandon scolaire de plus d’un millier de filles.
Il s’agissait ainsi de doter les membres du staff des structures de mise en œuvre du projet, en particulier les animateurs, des compétences nécessaires sur les contenus du paquet SDSR afin qu’ils puissent mieux accompagner les jeunes. L’objectif du projet étant de renforcer la société civile pour mieux protéger les enfants et les jeunes, particulièrement les filles et les jeunes femmes âgées de 10 à 24 ans, contre les violences basées sur le genre et leur garantir un accès à des informations et services de qualité en matière de santé sexuelle et reproductive.
Cette formation a été essentiellement pratique à travers des travaux de groupe, des exposés et des exercices visant à mettre les acteurs face aux réalités de leurs différentes cibles.
Parmi les structures participantes figuraient FAWE/PL, Creuset Togo, ALAFIA, AEJT-DE, ATAREKAD, le Youth Panel Atakpamé, RJCE, FONGTO, FODDET et d’autres acteurs clés du projet Space to Lead.
« Cette thématique est une thématique phare du projet Space to Lead. Il était vraiment temps que nous ayons ce cadre d’apprentissage afin d’être outillés et de disposer de tous les rudiments nécessaires pour dérouler efficacement toutes les activités », s’est réjoui Richard Ahouli, Superviseur à l’ONG FAWE Togo.
