La Plateforme des OSC/VIH/Santé/DH a entamé le lundi 10 août 2026 à Kétao (Binah), une série de formations destinées aux prestataires de soins sur l’offre de services de santé sexuelle et reproductive adaptés aux adolescents et jeunes. Cette activité s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Space to Lead », porté par Plan International Togo avec l’appui financier de l’Agence suédoise pour le développement international (ASDI).
Il s’agit de renforcer la société civile afin que les enfants et les jeunes, en particulier les filles et jeunes femmes de 10 à 24 ans, puissent exercer pleinement leurs droits, être protégés contre les violences et accéder à des informations et services de qualité en santé sexuelle et reproductive (SSR/SDSR).
Organisées en collaboration avec la Division de la Santé des Jeunes et Adolescents (DivSJA), ces sessions de cinq jours se déroulent successivement dans les quatre préfectures du projet à savoir la Binah, l’Assoli, l’Amou et le Wawa.
Au total, 80 prestataires de soins principalement des sages-femmes et des infirmier-è-s, des accoucheuses et des cadres administratifs de santé bénéficieront de ce renforcement de capacités.
Les formateurs de ces sessions sont issus de la Division de la Santé des adolescents et jeunes. Ces experts utilisent une approche participative basée sur des présentations, des travaux de groupe, des jeux de rôle et simulations de counseling.
Au sujet du contenu, les modules abordent notamment les spécificités de l’adolescence, les besoins en SSR des jeunes, les services adaptés, la prévention des grossesses précoces, des avortements à risque, des IST/VIH, des violences basées sur le genre, ainsi que la communication interpersonnelle et l’élaboration de plans d’action individuels.
Cette formation répond à des défis concrets. Au Togo, le taux de grossesses précoces chez les adolescentes atteint 17 % selon l’enquête MICS 2017. De nombreux jeunes, particulièrement les filles, se heurtent encore à des barrières importantes notamment le jugement des prestataires, le manque de confidentialité, la méconnaissance de leurs besoins spécifiques ou la faible disponibilité de méthodes contraceptives adaptées.
À l’issue de ces sessions, une cinquantaine de sites de santé devraient être renforcés pour proposer des services de meilleure qualité aux adolescents et jeunes.
