La communauté togolaise basée en Arizona (États-Unis) aux côtés des populations vulnérables. Un important lot de médicaments et produits médicaux a été remis aux ONG et associations ce mardi 9 avril 2024 au siège de l’OMS à Lomé, par la Plateforme des organisations de la société civile de lutte contre le VIH, de promotion de la santé et des droits humains au Togo.

D’un montant de près de 110 millions, ces produits sont essentiellement composés des antalgiques, des fortifiants, des vitamines… sont destinés à la prise en charge ces populations démunies et vulnérables, des centres de santé, des associations et ONG membres de la Plateforme.

Représentant de la communauté togolaise en Arizona au cours de la cérémonie de remise officielle, Augustin N’sougan a rappelé la finalité de cet appui.

"Nous savons tous que si vous n’avez pas de la force, vous aurez besoin de quelqu’un pour vous appuyer. Nous avons pensé à ce principe. Avec la communauté togolaise d’Arizona, nous voulons aider la population d’une manière ou d’autre. C’est ainsi que nous avons mobilisé des moyens pour venir en aide aux couches vulnérables » a-t-il précisé.

Structure ayant coordonné cette remise, les responsables de la Plateforme des OSC ont tout d’abord exprimé leur gratuite aux donateurs avant d’inviter les bénéficiaires à en faire bon usage des dons.

"À la Plateforme, nous ne pouvons que saluer cette initiative. Nous le saluons vivement et nous disons un grand merci aux donateurs. Dans les jours à venir, nous allons procéder à la même cérémonie de remise dans les autres régions, notamment, celles de Plateaux, centrale, Kara et Savanes. Au total, 39 ONG/Associations et trois structures, des donateurs vont bénéficier de ce don » a souligné, Simplice Anato, le Président du Conseil d’administration.

Occasion pour les bénéficiaires de manifester leurs joies et remercier ces hommes et femmes qui ont pensé à leurs personnes.

"Nous disons un grand merci aux donateurs, à la Plateforme, qui n’ont ménagé aucun effort pour que nous bénéficiions de ces produits. Ils vont énormément nous aider à Kpové. Une fois arrivé. Nous sensibiliserons la population, mais nous aiderons surtout ceux qui sont souffrants et sont réellement dans le besoin » a indiqué Ayewou Komivi, coordinateur du Centre Médico-Social Jésus à la Solution de Kpové.

Mentionnons que la Communauté togolaise d’ARIZONA évolue en association et intervient dans le domaine de la santé et de l’éducation.

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Au Togo, la lutte contre la stigmatisation et la discrimination faites à l'endroit des PVVIH reste un défi majeur dans la riposte contre l’infection. C’est au vu de ce challenge que les organisations de la société civile de lutte contre le VIH et ses partenaires ont initié depuis une quinzaine d’année, la journée nationale de solidarité avec les PVVIH.

Placée sous le thème « leadership des jeunes PVVIH pour mettre fin à la pandémie d'ici à 2030 », cette 16ème édition vise à mobiliser les acteurs de la lutte, y compris les adolescents et les jeunes vivant avec le VIH pour une implication soutenue dans le cadre de la mise en œuvre des différentes interventions.

Organisée de manière rotative dans les Plateformes régionales, c’est le tour de la région maritime d’accueillir l’évènement de cette année 2023.

Bénéficiaires, acteurs de mises en œuvre, partenaires et autorités locales se sont réunis ce 28 septembre 2023 pour célébrer sobrement cette journée en honneur aux PVVIH et les personnes décédées du Virus.

Des discours du Préfet de Zio, de la chargée du réseau communautaire au SP/CNLS-IST représentante du Coordonnateur National, du président national de la Plateforme des OSC, les officiels ont exhorté la population générale à être du côté des PVVIH en vue d’une lutte efficace du VIH au Togo.

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Le Togo a soumis, en mai dernier, une demande de subvention au Fonds Mondial pour la lutte contre la Tuberculose, le VIH et le paludisme. Bénéficiaire secondaire sur le NFM3, volet communautaire de prévention du VIH au sein des populations clés, la Plateforme des organisations de la société civile de lutte contre le VIH et de la promotion de la Santé poursuit son de processus de concertation de ses membres.

Après avoir organisé, le 25 avril et le 8 mai 2023 à Lomé, les deux premières rencontres, la faitière a réuni pour une énième fois, le 23 juin 2023 à Lomé, les ONG et associations venues des six régions sanitaires du pays.

Présenter les activités communautaires retenues dans la demande soumise au Fonds Mondial et échanger des stratégies à adopter lors de la phase de négociation du Budget avec le Fonds mondial, étaient entre autres les objectifs poursuivis par cette rencontre appuyée financièrement par l’ONUSIDA.

Pour M. ANATO, PCA de la Plateforme, cette rencontre est une belle occasion pour informer et impliquer davantage un grand nombre d’acteurs de la société civile sur le processus d'élaboration de cette nouvelle demande de financement au Fonds mondial.

« Ceci permet à la société civile de parler d'une voix unique et solidaire. Le processus n'étant pas totalement achevé, j'invite toutes les parties prenantes à se préparer pour participer activement au making grant qui va démarrer très bientôt, avec le retour du Fonds » a-t-il précisé.

Au-delà de ses structures affiliées, la Plateforme des OSC/VIH-Santé a pu compter sur la franche collaboration de l’Union des ONG du Togo (U.ONG.TO) et de la Croix Rouge Togolaise (CRT). Ces bénéficiaires secondaires ont également présenté, au cours de ces rencontres, le paquet d’activités soumis au Fonds mondial pour les interventions contre le Paludisme et la Tuberculose.

Les trois premières rencontres ont été aussi organisées avec l’appui financier et technique de l'ONUSIDA. Pour ce qui est de la rencontre préparatoire de janvier 2023, elle a été financée par la GIZ.

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Publié le 13 juillet 2023, un nouveau rapport de l’ONUSIDA montre qu’il existe une voie bien précise pour mettre fin au sida. Laquelle voie aidera également l’humanité à se préparer et à répondre aux futures pandémies et contribuera à la réalisation des Objectifs de développement durable. Ce rapport « The Path that Ends AIDS » contient des données et des études de cas qui montrent que l’éradication du sida est un choix politique et financier, et que les pays et les leaders qui suivent déjà cette voie enregistrent des résultats extraordinaires.

Selon ledit rapport, le Botswana, l’Eswatini, le Rwanda, la République unie de Tanzanie et le Zimbabwe ont déjà atteint les objectifs 95-95-95. Cela signifie que 95 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur état sérologique, que 95 % de ces personnes suivent un traitement antirétroviral vital et que 95 % des personnes sous traitement ont une charge virale indétectable. Seize autres pays, dont huit en Afrique subsaharienne, la région où vivent 65 % des personnes séropositives, sont également sur le point d’atteindre cet objectif.

« La fin du sida est l’occasion pour les leaders d’aujourd’hui de laisser une trace incroyable dans l’Histoire », a déclaré la directrice exécutive de l’ONUSIDA, Winnie Byanyima. « Les générations futures pourraient se souvenir d’eux comme les personnes qui ont mis un terme à la pandémie la plus mortelle au monde. Ils pourraient sauver des millions de vies et protéger la santé de tous et toutes. Ils pourraient incarner le potentiel du volontarisme politique. »  

Le rapport souligne que les ripostes efficaces contre le VIH sont celles qui s’enracinent dans un engagement politique fort. Cela passe par l’utilisation des données, de la science et des preuves, la lutte contre les inégalités qui freinent les progrès, le soutien apporté au rôle essentiel des communautés et des organisations de la société civile dans la riposte et la garantie d’un financement adéquat et pérenne.

Les pays et les régions où les investissements financiers sont les plus importants sont là où l’on enregistre les meilleurs progrès. Ainsi, en Afrique orientale et australe, les nouvelles contaminations au VIH ont diminué de 57 % depuis 2010.

Grâce à l’accent mis sur le sida pédiatrique et aux investissements pour y mettre fin, 82 % des femmes enceintes et allaitantes vivant avec le VIH dans le monde avaient accès à un traitement antirétroviral en 2022, contre 46 % en 2010. Ces efforts ont entraîné une baisse de 58 % des nouvelles contaminations au VIH chez les enfants entre 2010 et 2022, soit le niveau le plus bas depuis les années 1980.

Les avancées de la riposte au VIH se trouvent renforcées lorsque le cadre juridique et politique ne porte pas atteinte aux droits humains, mais les garantit, permet leur application et les protègent. En 2022 et 2023, plusieurs pays ont supprimé des lois néfastes, dont cinq (Antigua-et-Barbuda, les îles Cook, la Barbade, Saint-Christophe-et-Niévès et Singapour) qui ont dépénalisé les relations sexuelles entre personnes du même sexe.

Le nombre de personnes sous traitement antirétroviral a quadruplé, passant de 7,7 millions en 2010 à 29,8 millions en 2022.

Cependant, le rapport indique également que le sida ne s’éradiquera pas de lui-même. En 2022, une personne est morte chaque minute du sida. Environ 9,2 millions de personnes ne sont toujours pas sous traitement, dont 660 000 enfants séropositifs.

Les femmes et les filles sont toujours touchées de manière disproportionnée, en particulier en Afrique subsaharienne. En 2022, dans le monde, 4 000 jeunes femmes et filles ont contracté le VIH chaque semaine. Seuls 42 % des districts dont l’incidence du VIH dépasse 0,3 % en Afrique subsaharienne bénéficient actuellement de programmes de prévention du VIH dédiés aux adolescentes et aux jeunes femmes.

Près d’un quart (23 %) des nouvelles contaminations au VIH se sont produites en Asie et dans le Pacifique, où les nouvelles infections augmentent de manière alarmante dans certains pays. Les nouvelles contaminations continuent d’augmenter fortement en Europe de l’Est et en Asie centrale (+49 % depuis 2010), ainsi qu’au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (+61 % depuis 2010). Ces évolutions sont essentiellement imputables à l’absence de services de prévention du VIH à destination des populations clés et marginalisées, ainsi qu’aux obstacles créés par des lois punitives et la discrimination sociale.

Le financement de la lutte contre le VIH a également reculé en 2022, aussi bien pour ce qui est des sources nationales qu’internationales, retombant au même niveau qu’en 2013. Les financements s’élevaient à 20,8 milliards de dollars en 2022, bien en deçà des 29,3 milliards de dollars nécessaires d'ici à 2025.

Nous avons aujourd’hui la possibilité de mettre fin au sida en raffermissant la volonté politique, en investissant dans une riposte au VIH pérenne et en finançant ce qui compte le plus : la prévention et le traitement du VIH fondés sur des données probantes, l’intégration des systèmes de santé, des lois non discriminatoires, l’égalité des sexes et l’autonomie des réseaux communautaires.

« Nous avons espoir, mais nous ne sommes pas habités d’un optimisme désinvolte qui s’installerait parce que tout se passe comme prévu. Il s’agit plutôt d’un espoir qui s’enracine en nous à la vue d’une opportunité de succès, d’une opportunité corrélée à des actions », a déclaré Mme Byanyima. « Les informations et les chiffres contenus dans ce rapport ne montrent pas que nous, l’humanité, sommes déjà sur la bonne voie, mais ils nous disent que nous pouvons l’être. La marche à suivre est claire. »

En 2022, on estimait que :

  • 39 millions de personnes vivaient avec le VIH dans le monde
  • 29,8 millions de personnes avaient accès à une thérapie antirétrovirale
  • 1,3 million de personnes ont été infectées au VIH
  • 630 000 personnes sont mortes de maladies opportunistes

La totalité du nouveau rapport de l’ONUSIDA est téléchargeable en cliquant sur le lien suivant : https://unaids.us4.list-manage.com/track/click?u=f40a9f8808ca831128eb0af44&id=0afd07ca79&e=5f5761d546

Source : https://cnlstogo.org/cnls/2023/07/14/le-sida-peut-finir-dici-2030-annonce-lonusida-dans-un-nouveau-rapport/

 

La plateforme des Organisations de la Société Civile en lutte contre le VIH et la promotion de la santé, a entamé depuis mardi 30 mai 2023, une série de formations à l’endroit des personnes vivant avec le VIH. Permettre aux PVVIH de vivre positivement avec leur statut sérologique à travers, le renforcement de leur estime de soi, de l’acquisition des notions des droits humains et de l’affirmation de leur leadership, c’est l’objectif poursuivi par l’instance de coordination des structures de prévention et de prise en charge de l’infection à VIH.

Selon les organisateurs de ces sessions, le contexte de la mise en œuvre de cette cascade de formation, s’inscrit dans le contexte de l’atteinte des 3×90 de l’ONUSIDA qui a pour finalité de parvenir à un monde sans sida d’ici à l’horizon 2030. Pour illustrer, les progrès obtenus par le Togo dans la riposte, en 2022, les données du pays indiquent que 81 % des PVVIH connaissent leur statut sérologique au niveau national, 99 % de ceux qui connaissant leur statut sérologique sont sous traitement ARV et 90 % des personnes sous TARV auraient supprimé leur charge virale.

Toutefois, la discrimination, la stigmatisation et l’auto-stigmatisation dont font face les PVVIH, conduisent ces derniers à se culpabiliser, se renfermer sur elles-mêmes, entrainant, parfois, l’inobservance thérapeutique, pis les décès.

 « Cette formation de deux jours a énormément intéressé les participants qui se sont engagés à une meilleure observance thérapeutique. Nous saluons cette initiative. Tous les bénéficiaires aussi ont activement participé à cette session avec des témoignages assez poignants. De nos jours, les droits humains, la discrimination, la stigmatisation et l’estime de soi ont un lien étroit. Nous leur avons donné les éléments nécessaires pour renforcer leur estime de soi en surmontant la discrimination, la stigmatisation et l’auto-stigmatisation pour une riposte efficace du VIH » a indiqué, Serge Sossou, Directeur de l’ONG EDV, et Président de la Plateforme des OSC région maritime.

« Les efforts consentis par le gouvernement togolais, le CNLS, le PNLS, la Plateforme des OSC et les différents partenaires techniques et financiers pour mettre à votre disposition, des ARV gratuitement en continu doivent vous amener à amoindrir le poids de la discrimination et être surtout observant. J’espère que ces deux jours de formation vont véritablement vous apporter un plus dans le vécu quotidien du VIH » a déclaré, M. Amétépé Hanan, le Président de la Plateforme des OSC région des Plateaux à l’ouverture de la session des Plateaux.

Au-delà des notions, de droits humains, le vivre positivement avec le VIH, il s’avère important de faire connaitre aux personnes vivant avec le VIH, l’existence de la loi portant protection des personnes en matière de VIH. Cette loi du ‘N° 2005 -012’, stipule en son article que « Nul ne peut faire l’objet d’isolement, de détention, ou de mise en quarantaine du fait de son statut sérologique. Les personnes séropositives ou malades reçoivent au sein de la société un soutien apte à les responsabiliser. »

La même loi indique, à son article 61, que « La discrimination ou la stigmatisation commise à l’égard d’une personne infectée ou affectée est punie d’un (01) à (06) mois d’emprisonnement et d’une amende de vingt mille’ (20 000) à un million (1 000 000) de francs CFA. »

« Je dois sincèrement remercier, la Plateforme des ONG et ses membres, ainsi que les partenaires qui leur permettent de nous soutenir. Au début, quand j’ai été dépité séropositif en 2010, j’ai failli me suicider. Je pensais que le monde s’effondre sur moi. Mais avec l’appui des OSC, principalement sur le plan psychologique, j’ai repris mes forces et poursuivi le traitement. De nos jours, j’ai supprimé ma charge virale, grâce à cet accompagnement. Avec la présente formation, je peux faire face à la discrimination et la stigmatisation et ne pas m’autostigmatiser » nous confie une bénéficiaire interrogée à Tsevié.

Notons que ces sessions organisées avec l’appui financier du Programme des Nations Unies pour la population (PNUD) vont se dérouler dans les six régions sanitaires du pays au profit de 195 PVVIH avec l’appui des ONG/Associations et les Directions régionales de la Santé.

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